Bonjour,
Dans la seconde partie du Chant de la rivière, l'auteur nous confie ses notes et ses pensées sur le désert, cette fois.
Dans ces histoires, le lecteur peut percevoir la sécheresse omniprésente et prend alors conscience de la dureté de la vie pour survivre quand on est privé d'eau. L'eau, cet élément indispensable et tellement précieux.
Le contraste est d'autant plus saisissant puisque la première partie est justement focalisée sur l'eau. Elle a donc cedé sa place au sable.
Curieusement, malgré cette sécheresse, l'observateur prend conscience que la nature est grouillante de vie, en particulier dans les montagnes. Même quand rien ne semble pousser, la vie est là. Même sous les rochers, elle est encore et toujours présente.
De nombreuses questions surgissent au fil des pages : faut-il attendre pour survivre ? Attendre quoi au juste ? pourquoi le changement fait-il si peur ?
Et puis, nous avons le vent, ce personnage qui observe tout ce qui se passe autour de lui : les êtres, les paysages, la chaleur accablante. Il est vivant.
L'observation, encore et toujours... pour comprendre et voir.
Ici, le corbeau a remplacé le héron. Il est le personnage attentif et solitaire. Il est patient, calme et silencieux comme le désert.
J'ai adoré l'histoire de Coyote et le serpent à sonnette, ce dialogue plein de sagesse, qui souligne l'importance des souvenirs et d'être soi-même.
Faire confiance à son intuition est aussi un conseil crucial pour vivre dans le désert. On le comprend aisément.
Toutes ces histoires s'adressent à chacun et chacune d'entre nous et nous rappellent qu'il est sage de se préparer au long chemin de la vie, de créer son destin, sa propre histoire que l'on partage avec les autres, à tour de rôle.
Comme je le dis souvent, les nouvelles de ce recueil se ressentent plutôt qu'elles ne s'expliquent et c'est dans cela que réside la magie.
Je vous souhaite une belle lecture et vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour le Podcast :-)


