lundi 18 mai 2026

La LIDM : où il est question de désert et de corbeau

 Bonjour, 

Dans la seconde partie du Chant de la rivière, l'auteur nous confie ses notes et ses pensées sur le désert, cette fois. 

Dans ces histoires, le lecteur peut percevoir la sécheresse omniprésente et prend alors conscience de la dureté de la vie pour survivre quand on est privé d'eau. L'eau, cet élément indispensable et tellement précieux. 

Le contraste est d'autant plus saisissant puisque la première partie est justement focalisée sur l'eau. Elle a donc cedé sa place au sable.

Curieusement, malgré cette sécheresse, l'observateur prend conscience que la nature est grouillante de vie, en particulier dans les montagnes. Même quand rien ne semble pousser, la vie est là. Même sous les rochers, elle est encore et toujours présente.

De nombreuses questions surgissent au fil des pages : faut-il attendre pour survivre ? Attendre quoi au juste ? pourquoi le changement fait-il si peur ?

Et puis, nous avons  le vent, ce personnage qui observe tout ce qui se passe autour de lui : les êtres, les paysages, la chaleur accablante. Il est vivant.

L'observation, encore et toujours... pour comprendre et voir.

Ici, le corbeau a remplacé le héron. Il est le personnage attentif et solitaire. Il est patient, calme et silencieux comme le désert.

J'ai adoré l'histoire de Coyote et le serpent à sonnette, ce dialogue plein de sagesse, qui souligne l'importance des souvenirs et d'être soi-même.

Faire confiance à son intuition est aussi un conseil crucial pour vivre dans le désert. On le comprend aisément.

Toutes ces histoires s'adressent à chacun et chacune d'entre nous et nous rappellent qu'il est sage de se préparer au long chemin de la vie, de créer son destin, sa propre histoire que l'on partage avec les autres, à tour de rôle.  

Comme je le dis souvent, les nouvelles de ce recueil se ressentent plutôt qu'elles ne s'expliquent et c'est dans cela que réside la magie. 

Je vous souhaite une belle lecture et vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour le Podcast :-) 

 

lundi 11 mai 2026

La LIDM de mai : où il est question de rivière et de hérons...

 Bonjour, 

Nous continuons notre exploration du chant de la rivière, de Barry Lopez. 

Dans la première partie du livre, "La danse des hérons (River notes)", on constate que l'eau est le personnage central des histoires et qu'elle se venge très souvent de l'homme qui abuse d'elle et ne la respecte pas. C'est un peu comme si la nature voulait montrer à l'homme qu'elle n'aime pas être contrôlée, capturée, maîtrisée.

La femme, quant à  elle, trouve plus naturellement sa place et son équilibre dans la nature et se connecte facilement à l'élément eau. L'eau qui symbolise la vie, la purification, la pureté, la sensualité, le mouvement. Mais l'eau est aussi et surtout féminin de par sa sensibilité : elle est capable d'éprouver des émotions.

Même si la poésie est très présente dans l'ensemble des récits, l'auteur n'oublie pas d'évoquer l'aspect rude et difficulté de la vie : la mort lente de la rivière, par exemple, de plus en plus asséchée (par l'homme). Le message est alors clair : prendre conscience de la vie, de sa fragilité et de sa beauté, parfois cachée, et la respecter.

On conprend que pour guérir la rivière (et la nature de façon générale) et lui redonner vie, il faut "accomplir un acte désintéressé".

Ce désir de se connecter à la nature est fort, intense. Se connecter à elle, c'est se connecter à la vie et l'aimer. 

Barry Lopez nous invite à  danser avec l'eau, les hérons et les autres oiseaux de la mer. C'est à la fois une danse et un dialogue.

Se connecter à la nature et à l'eau, c'est décider de ne plus être seulement un humain mais être conscient de former un tout : nous sommes à la fois animal et élément.

La rivière, le vent, l'arbre, l'animal... tout à sa place et est sacré, utile et important. 

Dans ces histoires, le lecteur est un peu le héron qui observe : il se met à sa place et essaye de comprendre ce qu'est la vie. Le héron étant d'ailleurs le second personnage principal. Il est l'observateur vivant.

Ce livre fait un bien fou car il nous permet de se reconnecter à soi, à nos émotions et sensations. Il invite à ralentir, ressentir, examiner la nature autour de nous afin de mieux la comprendre et la protéger. 

La semaine prochaine, nous explorerons la seconde partie dans laquelle il est question de corbeau et de désert...

Belle semaine et prenez soin de vous et des autres : lisez :-)

 

 

 

lundi 4 mai 2026

lundi 27 avril 2026

La LIDM d'avril : Le Podcast

 Bonjour,

Comme prévu, voici le nouvel épisode du Podcast de la Lecture Inspirante du Mois d'avril : Episode 3

La qualité d'écoute n'est pas très bonne, surtout les deux premières minutes et je m'en excuse  mais j'ai eu un petit souci d'enregistrement dû à une nouvelle configuration de mon ordinateur, ce qui a modifié le son. Il est donc très bas et nécessite l'utilisation d'écouteurs sinon vous ne risquez de rien entendre ! J'essaierai de réenregistrer l'épisode dès que possible. Merci de votre compréhension)

Belle semaine  et à bientôt pour une autre lecture inspirante :-) 

 

 

lundi 20 avril 2026

La LIDM Avril : Créativité et Inspiration

 Bonjour,

Continuons notre exploration du livre sélectionné pour ce mois d'avril, Là où chantent les écrevisses.

La nature nous offre de multiples possibilités d'inspirations. Pour moi, l'art et la nature sont liés et complémentaires.

Ce que j'ai vraiment adoré dans ce roman, c'est justement la combinaison des deux. Que ce soit l'écriture, les mots ou les formes, les couleurs, la peinture, le dessin, tout s'exprime et tout est créatif. 

J'ai toujours été attirée par l'art. J'aime peindre et dessiner, écrire, lire. Je me souviens d'ailleurs d'un dessin créé il y a plusieurs années de cela : un héron. Je vous le partage ici :

L'idée n'est pas de savoir si ce que nous faisons est beau ou pas mais plutôt si cela nous fait du bien de le créer. Pour moi, la réponse est oui ! Et je vois la différence quand j'utilise ma créativité et quand je la laisse de côté. Le moral n'est pas le même, c'est certain. 

Alors, dessiner, peindre, écrire, lire dans la nature, c'est encore plus créatif ! 

Je vous conseille de regarder le film tiré du roman, il est vraiment magnifique. Et si, après ça, vous n'avez pas envie de vous jeter sur vos crayons et vos pinceaux et de faire un tour dans la nature,  alors je serais bien surprise ! 

Belle journée et belles inspirations créatives :-)


lundi 13 avril 2026

La LIDM d'avril : nature, solitude et silence

 Bonjour,

Je ne sais pas comment vous réagissez face à la solitude mais moi, en tout cas, j'en ai besoin. Je suis solitaire de nature. J'aime le silence, faire le vide, être au calme, seule. Pas tout le temps, bien sûr, mais très souvent. C'est comme ça que je me ressource et que je trouve mon équilibre.

Pourtant, comme c'est difficile ! Le bruit nous entoure et nous bouscule, tout le temps. Les gens aiment parler, faire du bruit, prouver leur importance et manifester leur présence. Pas moi. C'est un sacré challenge d'être différente des autres. On se sent à part, isolée, incomprise... mais libre. 

Dans le roman de Delia Owens, Là où chantent les écrevisses, la solitude et le silence sont très souvent les compagnons de la nature. C'est en partie ce qui m'a le plus touché et bouleversé dans cette histoire. La solitude peut se faire ressentir de façon totalement subjective selon chaque personne : on peut se trouver au milieu d'une foule et se sentir seul(e) malgré tout.

En ce qui concerne le silence, il n'est pas automatiquement synonyme de vide ou d'absence de vie ; pour moi, le silence est apaisement, calme et sérénité.

Kya, le personnage central, a tout appris de la vie par le biais de la nature. La peur et la prudence étaient enclenchées uniquement pour se protéger des hommes ; le véritable danger ne venait pas des animaux... Tous ses sens se sont déployés au fur et à mesure de ses expériences au côté de la vie sauvage. Tout comme ses talents.

La solitude ne sépare pas les êtres, elle permet de mieux se comprendre et évaluer ce qui est important pour chacun et chacune d'entre nous. La solitude ne devient un poids que si elle est imposée, non choisie. Le silence ne met pas un mur entre les gens, il se dépose entre eux pour mieux faire ressortir la sagesse des mots et suggérer la réflexion. Quant à la nature, elle n'est pas là juste pour faire jolie : c'est notre Mère à toutes et tous ; elle nous nourrit, nous soutient, nous aide à grandir et nous accompagne tout au long de notre vie. 

Voilà ce qui crée l'équilibre et l'harmonie.

Très belle semaine en toute sérénité, je l'espère.

A bientôt pour la suite !




mardi 7 avril 2026

La Lecture Inspirante du Mois d'avril

 Bonjour,

Pour la Lecture Inspirante du Mois d'Avril, j'ai le grand plaisir de vous proposer un roman que j'adore : Là où chantent les écrivisses, de Delia Owens.

C'est grâce à ma soeur que j'ai pu découvrir ce magnifique roman, lors de sa sortie. Je vous mets d'ailleurs le lien de sa critique sur Babelio :

 https://www.babelio.com/livres/Owens-La-ou-chantent-les-ecrevisses/1184153

Ici, la nature, et plus particulièrement les marais, sont au coeur de ce roman. Nous pouvons voir et sentir la beauté de la nature et du monde animal à travers les yeux de Kya, "La Fille des Marais".

Dans ce monde sauvage, la vie est dure mais aussi fragile et délicate. Pourtant, cette nature ne sera jamais aussi hostile que l'homme.

Ce roman aborde beaucoup d'autres thèmes : la solitude, l'abandon, la violence, l'isolement, l'apprentissage, la résilience, le courage, l'acceptation, la différence, la compassion, la tolérance, le silence, la patience, l'exploration de nos dons...

Outre le caractère et la personnalité de Kya et l'omniprésence de la nature, j'ai énormément apprécié comment la jeune fille réussit à apprendre à lire et à écrire et comment son don pour le dessin et la peinture se développe au fur et à mesure, parvenant même à la sauver et à changer le cours de sa vie. 

L'amour pour la nature et pour l'art se mêlent et donnent naissance à une artiste talentueuse, inspirée et inspirante. Comme j'ai aimé tous les passages décrivant ses expériences, dons et talents artistiques !

Selon moi, c'est sa différence qui fait la force de Kya. Dans une société qui montre du doigt et rejette tous ceux et celles qui ne se plient pas à ses règles, je trouve cette lecture essentielle et précieuse.  En effet, ne pas ressembler aux autres n'est pourtant pas un crime mais plutôt une façon d'exprimer son unicité.

Et cette poésie qui se cache derrière chaque plume, chaque coquillage ramassé, chaque grain de sable... 

Ce roman est d'une telle beauté ! Il donne envie de créer, de marcher dans la nature, de se nourrir de son silence et de sa sagesse...

(voici une de mes inspirations créatives en photo)

Je vous retrouve la semaine prochaine pour la suite de l'inspiration. Belle journée et bonne lecture :-)